Du clown à l’improvisation

, par fongus

L’improvisation nous amène à interpréter, accepter, construire une histoire sur scène. L’acceptation est l’une des choses des plus difficiles à arriver à comprendre. Elle comprend l’idée qu’il est possible d’avoir toutes les casquettes de l’improvisateur (metteur en scène, interprète, scénariste) en ayant conscience ou/et que le scénario n’est jamais vraiment figé. Accepter cette idée, c’est accepté d’être conscient de ce qu’il se passe et de ce qu’il s’est passé tout en étant ouvert à ce qu’il va venir.
Le lâché prise. Dans le clown toute la concentration du joueur doit s’attacher à être à l’écoute du présent. Le présent s’est ici, tous les éléments qui donnent à réagir au joueur. Les accessoires en jeu (les vêtements, les accessoires de la scène, rideau lumière décor…), les autres joueurs et le public. En clown il est impossible de faire semblant, il faut aussi accepter que ce qui est jeu ne marche pas tout le temps et que de fait cela donne à jouer. Il faut donc prendre tout ce qu’il vient et l’exploiter jusqu’au bout ou du moins, jusqu’à ce que l’histoire l’emmène ailleurs. Le clown apporte alors beaucoup à l’improvisateur qui va mieux être attentif au jeu et exploiter les éléments de jeux car tout est jeu pour un clown et tout est au final un jeu d’acceptation.
Le plus difficile pour l’improvisateur, s’il souhaite intégrer les mécanismes du clown, c’est de rester conscient afin d’incorporer tous les éléments de l’improvisation et de les exploiter par rapport à l’histoire, mais également s’en libérer pour travailler d’autres pistes.
Le clown permet à l’improvisateur de prendre conscience qu’il n’est pas nécessaire de proposer 1000 choses, rien que le fait d’être là et de réagir est largement suffisant.