Confort/learning/panic/magic zone

, par fongus

Suite à la vue de cette vidéo je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le théâtre d’improvisation. Je rencontre régulièrement en atelier, les limites de ce qu’on appelle le lâché prise. Vaste mot qui désigne le fait de se laisser porter et surprendre en improvisation.

En effet, on se retrouve souvent en improvisation, à rester bloquer sur ses acquis. Ce qui nous amène souvent à diminuer, les entraînements voir arrêter l’improvisation.
La raison qui est la plus souvent évoquée, est le manque d’amusement.
Ce qui sous-tend à cette notion est souvent le fait qu’on ne cherche plus à aller plus loin tout en s’amusant, qu’on ne cherche plus à se dépasser.
Pour ma part l’improvisation est une source d’apprentissage inépuisable, qui est chaque fois différentes, qui permet chaque année de découvrir de nouveaux moyens de progresser.

On peut donc dire que,dans notre parcours d’apprentissage de l’improvisation, on passe par différentes zone. Ces zones sont l’expression de notre évolution dans notre apprentissage, les connaître permet entre autre d’éliminer, les éléments qui pourraient nous ralentir dans notre apprentissage.

Il existe plusieurs zones dans lesquels nous gravitons :
- la "confort zone" est la zone de ce que nous savons, de ce qui nous entoure soit par le passé, soit par l’acquisition de l’expérience. C’est un environnement dans lequel on se sent à l’aise. Si l’on doit faire un parallèle avec l’improvisation, cette zone représente les personnages "charentaises" ou "refuges" que le joueur utilise en improvisation pour démarrer les premières improvisations, c’est un personnage ou même une situation qu’il maîtrise, dont il ne va pas perdre le fil au cour de l’improvisation... c’est ce qu’il sait faire. Le risque de ces personnages est qu’a trop les utiliser on ne fait plus d’improvisation.
- La learning zone est la zone de ce que nous apprenons au fur et à mesure de nos expériences. Elle est induite par notre capacité d’écoute et par l’acceptation et la volonté d’apprendre. Elle comprend aussi le fait de pouvoir se tromper, de s’essayer... d’avancer en sommes. En improvisation on retrouve la volonté d’essayer, de recommencer. L’avantage de cette zone est quel ouvre des opportunités pour atteindre ce qu’on sait et d’essayer de s’ouvrir sur l’autre chose.
- La panic zone est la zone où l’on ne s’aventure pas ou peu, elle est peu confortable, elle nous renvoi le manque de confiance en soi, l’échec, le regard des autres... Derrière cette zone et qui peut parfois se mêler à la learning zone il y a la peur du je ne sais pas. Dans cette zone on retrouve l’opposé de la confort zone. Ce sont les catégories que l’on ne veut jamais faire ou travailler, ce sont les improvisations qui ne décollent pas. Souvent elles sont un blocage pur et simple pour le joueur.
- La magic zone est l’après de la panic zone : elle représente le fait de cette mise en danger, de se laisser surprendre du résultat, c’est donc le résultat de s’être essayer à l’inconnue. La magic zone en impro est le bonheur d’avoir accepté une situation et d’avancer dans une histoire ou l’on ne se croyait pas capable d’aller.

Si la découverte de la magic zone est un vrai bonheur, elle s’intègre parfaitement dans la continuité avec la learning zone.
En effet l’intérêt d’une improvisation est de s’essayer, c’est pourquoi en entrainement on passe de la confort zone à la learning zone et en jeux de la confort à la panic zone. A nous de décider si nous avons la perception suffisante pour atteindre la magic zone.